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De Y à Z : Ce qu’il faut savoir sur les générations connectées

La génération Y « fait couler beaucoup d’encre » : à l’ère du digital, où plus personne n’écrit sauf sur des post-it, on devrait d’ailleurs penser à changer cette expression, mais l’idée est là.

RH, dirigeants, journalistes… tout le monde a analysé le phénomène fraichement débarqué en entreprise (et s’en est inquiété) et tout le monde s’est exprimé sur elle … sauf elle ! Raison de plus pour rectifier les choses dans ce billet !

Y

La « génération Y » ? On vous parle d’un temps que les plus de 30 ans ne peuvent pas connaître. En tous cas, ils ne l’incarnent pas.
Elle est un peu plus jeune que ça, la génération Y. Il paraît même qu’elle est désignée ainsi car elle passe sa vie les oreilles vissées sur les écouteurs qui prennent la forme d’un Y. Soit. C’est aussi celle qui suit la génération X, logique donc.
Et puis, il y a quelques clichés ou des faits qui font la réputation tenace de cette génération connectée :

  •  La génération Y travaille plus vite que ses aînés (Cisco connected Word Report 2014). Oui. D’une part c’est la génération zapping, habituée avant même d’avoir un Ipad entre les mains de passer à autre chose très vite (d’où le succès de SnapChat ?). D’autre part, elle est intuitive face aux nouvelles technologies, les ayant toujours côtoyées.
  •  La génération Y est impatiente et compulsive (raconte un dirigeant à une journaliste du Monde). Elle ne reste pas plus de 2 ans en entreprise. Oui. Elle est aussi la génération skies : Easy jet + Skype. Quand partir, voir autre chose sans mettre de côté sa vie professionnelle devient facile – ce qui n’était pas le cas avant -, on peut la comprendre, non ?
  • La génération Y privilégie le virtuel au réel pour faire des rencontres. Ce constat très souvent avancé dans les articles donne l’image d’une génération cloitrée chez elle derrière son ordinateur, smartphone ou tablette, pour se faire des amis (et plus si cœurs, likes, crush ou matchs). Faux. Elle s’adapte à son temps. Nos parents avaient bien les agences matrimoniales et les petites annonces du Chasseur Français. Où est le mal ?

Alors oui, elle est accrochée à son téléphone cette génération mais ça ne fait pas d’elle une communauté de geeks ou d’autistes.

  •  La génération Y est arriviste. Présenter de nouvelles idées et parler naturellement de sa culture « générationnelle » n’est pas une menace. Les Y ne veulent pas tout casser sous prétexte qu’ils sont meilleurs parce que digitalisés : ils veulent partager plus qu’un avis sur Facebook ! Ils adorent, eux, cette idée du « contrat de génération » pour vivre, en entreprise, le partage de connaissances et de compétences. Mais bon… faut que ça soit réciproque car la résistance au changement a la peau dure !

On vient en paix (oui, la génération Y a aussi grandi avec E.T).

  • La génération Y souhaite bonne chance à la génération Z, celle qui fait désormais l’objet des observations sceptiques et des articles passionnés : même pas encore sur les bancs de la FAC puisque née dans les années 2000, elle représente LA grosse interrogation des chefs d’entreprise, RH, sociologues, et « des dinosaures» (ceux qui travaillent depuis plus de 15 ans et qui ont déjà été bousculés par la génération Y mais qui résistent car le changement, c’est pas maintenant).

Elle fait peur cette génération. Peut-être est-ce parce qu’après Z, dans l’alphabet, y’a rien ? Ça serait donc l’assaut, l’attaque finale, le putsch ?

A plus de 80% présente sur les réseaux sociaux, encore plus rapide, encore plus exigeante peut-être mais passant moins de temps sur Facebook (25% des moins de 20 ans auraient quitté Facebook l’an passé), elle est la génération des images et des émoticônes. Tant mieux, elle va peut-être dépoussiérer un peu la communication et les RP, penser les contenus différemment et s’émanciper du story telling pour revenir à l’essentiel, au visuel, à une sorte de simplicité (paradoxalement).

Enfin, comme la Y, la Z n’est pas « la génération virtuelle » qu’il faut craindre en entreprise. Elle possède simplement des connaissances digitales plus naturelles qu’instinctives, qu’il faut moins craindre que développer.

 

@carolynematz

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